Ressources numériques en sciences humaines et sociales OpenEdition Nos plateformes OpenEdition Books OpenEdition Journals Hypothèses Calenda Bibliothèques OpenEdition Freemium Suivez-nous

La muse voyageuse (recension Olivier Chiquet)

Adeline Lionetto (dir.), La Muse voyageuse, t. 1 : Arts et merveilles d’Italie dans les yeux des voyageurs français aux XVIe et XVIIe siècles, Reims, Épure, coll. « Héritages critiques » 17, 2026, 264 pages, ISBN (édition imprimée) : 978-2-37496-265-8. ISBN numérique : 978-2-37496-269-6, DOI : 10.4000/16qek.

Julia Castiglione et Anna Sconza (dir.), La Muse voyageuse, t. 2 : Arts et merveilles de France dans les yeux des voyageurs italiens aux XVIe et XVIIe siècles, Reims, Épure, coll. « Héritages critiques » 18, 2026, 264 pages, ISBN (Édition imprimée) : 978-2-37496-251-1. ISBN numérique : 978-2-37496-270-2, DOI : 10.4000/16qel.

 

 

La Muse voyageuse se présente comme une anthologie d’écrits de voyageurs français en Italie (t. 1) et de voyageurs italiens en France (t. 2) des XVIe et XVIIe siècles. Elle rassemble des textes rédigés par des auteurs pour certains très connus du grand public et d’autres beaucoup moins, et relevant de genres littéraires très variés : rapports diplomatiques, chroniques, lettres, compositions poétiques, autobiographies, traités, mais aussi journaux de voyage – ce dernier genre connaissant son plein épanouissement justement au cours de la seconde moitié du XVIe siècle. Ce coffret se propose ainsi de retracer une histoire croisée du regard et du langage sur l’art entre la France et l’Italie, qui ne néglige d’ailleurs pas les régions périphériques (telles que, pour l’Italie, les Marches, les Pouilles ou Avignon, alors possession pontificale), à une époque où, après les guerres d’Italie, les circulations de part et d’autre des Alpes jouent un rôle structurant dans l’élaboration des discours sur l’art. Notons que ce travail est lui-même le fruit d’une collaboration de spécialistes français et italiens.

Dans chacun des deux tomes, les extraits, rendus plus lisibles au moyen de notes et, dans le second tome, par la modernisation de l’orthographe et de la ponctuation, ainsi que par la reformulation de certaines tournures, sont habilement regroupés soit dans des sections à la fois chronologiques, thématiques et géographiques (t. 1), soit par auteurs (t. 2). En outre, les deux tomes comprennent chacun une partie finale dédiée à des études critiques et sont complétés par d’élégantes illustrations. Aussi le lecteur curieux comme le spécialiste trouveront-ils dans La Muse voyageuse un outil à la fois accessible et aisément exploitable.

Ils y liront tout d’abord les mutations que connaît la notion même de voyage au cours des XVIe et XVIIe siècles, et assisteront en particulier aux premiers pas du voyage culturel, avant que le Grand Tour n’entre dans les mœurs. En effet, avant la fin du XVIIe siècle, les déplacements en France et en Italie n’ont jamais pour finalité la seule contemplation des œuvres d’art. C’est que voyager n’a alors rien d’anodin, et rares sont les voyageurs dilettantes : on ne traverse les Alpes que pour des raisons diplomatiques, militaires, religieuses, ou encore d’études. Si les artistes et les architectes rapportent plus volontiers des dessins que des récits des régions visitées (essentiellement Rome, Florence, Venise ; Paris, Lyon, Avignon, la Normandie), le voyage d’études est toutefois illustré par l’architecte italien Vincenzo Scamozzi, dont le déplacement en France, relaté dans le Taccuino di viaggio da Parigi a Venezia (14 marzo-11 maggio 1600) étudié par Flaminia Bardati (t. 2, p. 153-176), doit préparer « la rédaction d’un traité qu’il voudrait universel et non limité uniquement à l’héritage antique et vitruvien véhiculé par la Renaissance italienne » (p. 175). De même, comme l’explique Jean Potel (t. 1, p. 227-243), côté français, Robert de Cotte, membre de l’Académie royale d’architecture, est envoyé en Italie en 1689 sur ordre de Louis XIV afin de faire l’expérience directe de l’architecture antique et renaissante italienne. Mais Jean Balsamo avait mis en évidence qu’entre 1570 et 1620, les déplacements des élites françaises en Italie sont déjà de moins en moins diplomatiques et militaires, et de plus en plus d’ordre civil et culturel[1]. Le voyage en France de Vincenzo Giustiniani marque une étape supplémentaire dans la transformation du voyage à l’époque moderne puisqu’avec lui, comme le montre Julia Castiglione (t. 2, p. 211-225), « il ne s’agit plus seulement d’accumuler des informations utiles sur le monde, mais d’affirmer une identité, de renforcer un statut et de cultiver une compétence esthétique. À travers cette expérience, Giustiniani incarne une nouvelle figure de voyageur : ni diplomate, ni savant, mais amateur et connaisseur, pour qui le déplacement est à la fois un instrument de distinction et un laboratoire de goût » (p. 225).

En même temps que se modifie la manière de concevoir le voyage, celui-ci contribue lui-même à faire évoluer le goût pour l’art antique et moderne. Ainsi, au cours des premières décennies du XVIIe siècle, les Français, qui n’avaient jusque-là cherché en Italie que la statuaire des Anciens, se tournent vers un patrimoine en train de se constituer comme tel en France, celui de la Renaissance italienne (pensons par exemple à l’intérêt de Gilles-Marie Oppenord et de Robert de Cotte pour la production d’Andrea Palladio). En outre, la culture française se tourne de plus en plus vers la peinture, genre presque totalement ignoré précédemment. Les Italiens, quant à eux, entrent directement en contact avec l’art gothique en France (Vincenzo Scamozzi, par exemple, y étudie les églises médiévales) et se mettent à le considérer autrement qu’à travers le prisme défavorable imposé par les pages vasariennes sur la maniera tudesca. Pareilles évolutions dans la sensibilité artistique sont perceptibles dans les réactions, souvent d’émerveillement, suscitées par ces nouvelles merveilles, dont font de plus en plus fréquemment état les auteurs de cette anthologie. La chose n’avait pourtant encore rien d’évident au XVIe siècle, comme le rappelle Lisa Pochmalicki dans son article consacré aux cartes et fontaines de l’Italie de la Renaissance (t. 1, p. 197-207) : « À cette période, le récit de voyage est loin d’être un genre privilégié pour lire des descriptions d’objets d’art saisies par un œil singulier. L’expérience individuelle du voyageur, comme son jugement, s’efface le plus souvent derrière un discours topique. […] Tableaux, sculptures et ouvrages d’art sont souvent évoqués de manière allusive, par comparaison à la représentation des vestiges antiques ou aux longues descriptions développées dans des textes plus tardifs. » (p. 198). Les voyages forment ainsi non seulement une culture européenne du regard, mais aussi l’œil du voyageur-connaisseur, contribuant à faire émerger un goût esthétique singulier : comme le rappelle Nathalie Godnair (t. 1, p. 209-225) dans le sillage de Robert Klein, un lien étroit unit en effet « la découverte de l’individualité dans l’expression » artistique et l’apparition de l’« individualité dans l’appréciation des œuvres » (p. 223).

Mais mettre en mots, pour les lecteurs de leur propre pays, leurs perceptions, leurs émotions et leurs nouvelles connaissances liées à un art étranger implique, chez nos auteurs, un véritable processus de traduction culturelle. Même si le dessin peut parfois pallier le manque de lexique spécifique ou la difficulté à décrire de manière détaillée, ces récits de voyage constituent donc un laboratoire terminologique, ainsi qu’un lieu de formation d’outils critiques et de construction de normes esthétiques. Précisons que la publication de La Muse voyageuse s’inscrit dans le cadre du projet ANR ArTerm « Du modèle italien à l’émergence d’une terminologie du patrimoine artistique français (XVIe-XVIIe siècles) » et du projet de recherche « Paris-Rome : des langages pour les images » ayant bénéficié d’un financement Émergence(s) de la Ville de Paris. Dans son étude, Concetta Cavallini (t. 1, p. 161-174) revient ainsi sur les stratégies déployées par Montaigne dans son Journal de voyage en Italie afin de rendre compte de l’art italien, à une époque où l’Italie n’est d’ailleurs pas encore considérée comme un « musée vivant[2] ». Au-delà du topos critique d’un « silence de Montaigne sur l’art », qui constituerait une « tache sur son texte de voyage » (p. 161), Concetta Cavallini explique : « La langue de Montaigne essaie d’être précise mais reste générale. Il est tout de même admirable qu’avec un lexique et des tournures que nous définirions aujourd’hui comme inappropriés, mais qui étaient les seuls dont un voyageur de l’époque disposait, Montaigne ait pu transmettre aux lecteurs modernes tant d’informations sur l’art, qui ne cessent de révéler leur richesse. » (p. 174). Plus généralement, comme le démontre Nathalie Godnair (t. 1, p. 209-225), le récit de voyage en Italie constitue véritablement le lieu d’émergence d’une prose d’art en langue française : plus on approche du XVIIe siècle, plus les ekphraseis des voyageurs français intègrent en effet l’expérience sensible du regardeur, débordant ainsi le modèle rhétorique antique, et recourent à des termes plus récents dont l’emploi en langue française est encore marginal ou qui sont directement traduits voire empruntés à la langue italienne.

Au fond, ces stratégies linguistiques traduisent de la part des différents auteurs une prise en compte nouvelle de l’altérité. Citant Claude Lévi-Strauss (« Les trois humanismes », 1956), Diletta Gamberini (t. 2, p. 177-193) rappelle que « la période de l’humanisme et de la Renaissance constitue le moment fondateur d’une véritable pensée ethnographique : une pensée qui réfléchit à la variabilité des coutumes selon les évolutions de l’histoire ou les contraintes de la géographie, et qui produit en même temps des discours systématiquement attentifs aux institutions, usages et créations propres à des peuples autres » (p. 177). Leur dépaysement conduit les auteurs-voyageurs à mettre en regard l’art français et l’art italien. Si les voyageurs italiens aiment à retrouver l’art italien en France et développent un « paradoxe interculturel, où la confrontation avec la France révèle autant la fragilité politique qu’elle exalte une forme de supériorité culturelle » (Julia Castiglione, p. 213), ils savent aussi dépasser ce sentiment de supériorité et admirer les merveilles transalpines, à commencer par celles de l’art gothique. Diletta Gamberini (t. 2, p. 177-193) peut ainsi analyser la « fascination qu’exerçaient sur les auteurs l’élégance et la virtuosité technique de nombreuses architectures, sculptures, œuvres d’orfèvrerie ou de gravure rencontrées lors de leur voyage en France, relevant souvent de la longue tradition du gothique local. Plus que l’orgueil d’appartenir à la culture, qui, à cette époque, diffuse au-delà des Alpes son style et ses codes représentatifs, c’est l’émerveillement qui prévaut chez ces voyageurs face à certains chefs-d’œuvre de la Renaissance artistique française : ils constatent ainsi que ce qui pouvait ressembler à une nouvelle étape de la translatio artium et studii millénaire conduisait en fait à des résultats capables de rivaliser pleinement avec les formes italiennes » (p. 178). En France, où le goût italien est encore perçu comme dominant, l’affirmation de la monarchie française se traduira, au milieu du XVIIe siècle, par la revendication d’une autonomie artistique par rapport au modèle italien – confrontation dont témoigne le Journal de voyage du cavalier Bernin en France rédigé par Paul Fréart de Chantelou. De ce regard croisé peuvent alors se dégager les spécificités de l’art italien comme de l’art français. Les voyageurs français, qui dans un premier temps se rendent en Italie essentiellement pour y admirer les vestiges de l’Antiquité, parviennent par exemple à mettre au jour les caractéristiques du jardin italien, rappelées par Jean Balsamo (t. 1, p. 175-195), et notamment sa disposition en pente et ses allées gazonnées. À l’inverse, d’après Laure Fagnart (t. 2, p. 227-242), les voyageurs italiens constatent que « la galerie est devenue un espace où s’entremêlent vie intime et représentation du pouvoir. […] Les Italiens retrouvent alors dans ces différentes galeries à la française, d’un côté, une continuité avec une tradition bien établie en Italie, pour constater, de l’autre, l’élaboration d’un langage tout à fait novateur, qui investit plusieurs techniques et significations esthétiques » (p. 242).

Ces quelques exemples montrent combien la littérature viatique fait partie intégrante de la littérature artistique, et pas seulement parce qu’elle mentionnerait des éléments artistiques disparus, ou aujourd’hui déplacés, ou très modifiés au cours des siècles. La Muse voyageuse constitue donc un instrument de travail précieux pour les spécialistes, tout en invitant tout un chacun à un voyage tant dans le temps que dans l’espace, à bord peut-être de la barque du Paysage fluvial avec les commerçants ou de l’une des embarcations du Port de mer au soleil couchant de Claude Lorrain servant d’images de couverture respectivement au premier et au second tome de ce beau coffret.

Olivier Chiquet

Université de Lorraine, UR 7 305 LIS

[1] Voir Jean Balsamo, « L’expérience du voyage d’Italie et l’initiation des Français à la peinture (1550-1620) », in Luisa Capodieci et al. (dir.), Littérature et arts visuels à la Renaissance, Paris, SUP, 2021, p. 51.

[2] Jean Balsamo, « Les écrivains français du XVIe siècle et la peinture italienne : réévaluation d’un épisode de l’histoire du goût », Studi di Letteratura francese, n° XXI, 1996, cité t. 1, p. 163.

Séminaire doctoral “Lectures textuelles”. L’oeuvre de Guillaume Des Autels

Dates : 2 octobre 2026, 27 novembre 2026, 15 janvier 2027
Heure : 14h-17h
Lieu : Maison de la recherche de la Sorbonne Nouvelle
 
Le séminaire doctoral “Lectures textuelles” porté par Sorbonne Nouvelle et Sorbonne Université et organisé par Guillaume Berthon, Emmanuel Buron, Julien Goeury et Jean-Charles Monferran poursuit ses travaux sur l’oeuvre de Guillaume Des Autels.
 
La séance du 2 octobre portera sur la Remonstrance au peuple Françoys, de son devoir en ce temps, envers la majesté du Roy (1559) : 

https://www.digitale-sammlungen.de/en/view/bsb10165837?page=2,3

La présentation du projet et des séances de l’année 2026-2027 figure dans le document ci-joint.

Colloque Ecrire le coup de foudre au XVIe siècle – Sorbonne 9-10 octobre 2026

“D’un si poignant regard mortellement outré”. 

Dates : 9-10 octobre

Lieu : Sorbonne Université, salle des Actes

Ce colloque est consacré aux représentations et aux écritures du « coup de foudre » (ou innamoramento) dans la littérature du xvie siècle. Il propose d’en explorer les enjeux en s’appuyant sur un corpus multilingue et en faisant dialoguer prose, poésie et écrits théoriques de l’époque.

Il est organisé par Sarah Caro et Marwane Ovieve.

Vous trouverez le programme ci-dessous.

 

Parution – Montchrestien, Théâtre complet, t. I

Vient de paraître : le Théâtre complet d’Antoine de Montchrestien

T. 1, édition de Florence Dobby-Poirson et Tiphaine Karsenti, Paris, Classiques Garnier, 2026.

Ce volume du Théâtre d’Antoine de Montchrestien réunit quatre tragédies : Sophonisbe (1596) et La Carthaginoise (1601 et 1604) ; David (1601 et 1604) et Aman (1601 et 1604). L’ensemble des versions de ces trois dernières tragédies est publié dans l’ouvrage. On y découvre son goût de l’expérimentation poétique et sa dramaturgie inquiète.

Ci-joint le bon de commande et la table des matières.

Projet « Humanisme 2040 » (RHR) et séminaire de master (AMU)

 

Comme certains le savent peut-être déjà, la prochaine table ronde de l’association RHR, le samedi 30 janvier 2027, s’intitulera “Humanisme 2040”. Elle consistera en une expérience de pensée qui, sauf erreur, n’a jamais été tentée de cette façon-là. Six spécialistes de la littérature du XVIe siècle, Anne Lemerre-Louërat, Blandine Perona, Frédéric Tinguely, Michèle Clément, Sandra Provini, Thibaud Ruellan proposeront des fictions de communications scientifiques telles qu’ils espèrent, redoutent ou simplement imaginent d’en présenter treize ans plus tard, en 2040. Le thème de chaque présentation sera très libre : la seule contrainte fixée sera que soit traitée en profondeur, d’une manière ou d’une autre, la notion d’humanisme.

 

Tous les mercredis de l’automne 2026, de 9h à 12h, cette table ronde sera précédée par un séminaire en visioconférence, destiné aux mastérants d’AMU mais ouvert à quiconque le souhaite. Neuf collègues prendront la parole (Grégoire Holtz, 23.09 ; Itaï Blumenzweig, 30.09 ; Alice Vintenon, 07.10 ; Elsa Kammerer, 14.10 ; Emma Fayard, 21.10 ; Chad Cordova, 04.11 ; Alexia Dedieu, 18.11 ; Lou-André Piana, 25.11 ; Tiphaine Karsenti, 02.12). N’hésitez pas à vous connecter sur le lien suivant : https://univ-amu-fr.zoom.us/j/4434896426.


Le mercredi 16 septembre à 9h, Tristan Vigliano propose une introduction présentant la règle de cejeu, pour le lancer, puis c’est Nicolas Souhait qui mène avec les étudiants un “Dialogue sur l’humanisme”, imaginant une “séance du Conseil supérieur des programmes”.

 

Seront communiqués, sur demande (anthony.le-berre@univ-amu.fr, lionel.piettre@univ-amu.fr ou tristan.vigliano@univ-amu.fr), les intitulés de chaque intervention. A noter que, pour beaucoup de séances, le lien électronique fonctionnera seulement à partir de 10h30, la première partie de la séance consistant pour les étudiants à discuter, de façon plus scolaire et donc sans public, sur un texte de l’intervenant qui prendra ensuite la parole : là encore, les personnes intéressées sont invitées à écrire pour savoir à quelle heure il faut se connecter.

 

Programme in progress du séminaire


16.09 : Tristan Vigliano, ouverture du séminaire – Nicolas Souhait, « Dialogue sur l’humanisme : une séance fictive du Conseil Supérieur des Programmes »

23.09 : Grégoire Holtz, « J’ai 571 ans » (le réveil d’Erasme)

30.09 : Itaï Blumenzweig, « Humanisme 2040 : le moment talmudiste »

07.10 : Alice Vintenon, « Discours humanistes pro et contra medicos : une nouvelle actualité ? »*

14.10 : Elsa Kammerer

21.10 : Emma Fayard

04.11 : Chad Cordova

11.11 : jour férié

18.11 : Alexia Dedieu, « Une version chantée de l’Ajax de Sophocle »*

25.11 : Lou-Andréa Piana, « De l’eau des humanistes à la canicule de l’automne 2040 »

02.12 : Tiphaine Karsenti, « Vibrométrie du théâtre français de la Renaissance »

09.12 : séance de clôture (évaluation des étudiants)

(Les astérisques correspondent à des titres provisoires)

 

Détails du zoom pour se connecter :

 

Sujet: Lionel PIETTRE – Salle de réunion personnelle
Participer à la réunion Zoom
https://univ-amu-fr.zoom.us/j/4434896426

ID de réunion: 443 489 6426

Une seule pression sur l’appareil mobile
+33186995831,,4434896426# France
+33170372246,,4434896426# France

Participez à l’aide d’un protocole SIP
4434896426@139.124.199.120
• 4434896426@139.124.199.240

Instructions pour participer
https://univ-amu-fr.zoom.us/meetings/4434896426/invitations?signature=DZLCUj1Ucdx53NvBz5hjv6SSzsGfy1WlAwe2MBk4Q0M

Exposition Natalie Zemon Davis et Lyon – jusqu’au 17 décembre 2026

L’exposition Natalie Zemon Davis et Lyon : parcours d’une historienne engagée se tiendra aux Archives municipales de Lyon (1 place des Archives. 69002 Lyon) du 17 septembre au 17 décembre 2026.

Cette exposition repose sur le rapprochement entre les archives lyonnaises du XVIe siècle, que l’historienne avait commencé à étudier en 1952 pour son doctorat sur les compagnons imprimeurs, ses propres archives professionnelles déposées à l’Université de Toronto et des archives familiales (correspondance, objets…) qui permettent de documenter, dans ses différents aspects (scientifique, culturel, amical, politique) la relation qu’elle a entretenue pendant soixante-dix ans avec Lyon. 

L’exposition a été conçue par Elisa Andretta (CNRS-LARHRA), Ariane Bayle (IHRIM-Lyon 3, IUF), Sonia Dollinger-Désert (Archives municipales de Lyon), Michel Jourde (IHRIM-ENS de Lyon), Jean-Claude Zancarini (Triangle-ENS de Lyon) et Michelle Zancarini-Fournel (LARHRA-Lyon 1), avec l’appui et l’inspiration de Hannah Davis Taieb.

Elle a été coordonnée par Elisa Andretta et Michel Jourde et réalisée par ENS Media.

Précieuse nature ! La Renaissance et le vivant. Numéro spécial 50 ans de la SFDES

Pour son 50e anniversaire en 2028, la SFDES lance un numéro spécial de la revue Seizième Siècle consacré aux représentations de la nature.

S’y retrouveront, dans ce qui formera un inventaire-herbier-bestiaire, 50 Naturalia qui mettront en en évidence l’intérêt esthétique, savant, allégorique, théologique, politique porté à la nature par une Renaissance qui invente les manières de dire et de figurer végétaux et animaux.

Toutes les disciplines sont les bienvenues pour ce numéro anniversaire.

Vos propositions, comme indiqué sur le document joint, sont attendues pour le 15 octobre 2026.

PARUTIONS – AGRELITA

Remémoration et réinterprétation : des passés antiques à des passés récents (XIVe-XXe siècle), éd. C. Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols, 2026, 246 p. ; 

https://www.brepols.net/products/IS-9782503620923-1. 

Représentations d’origines grecques dans les cultures textuelles et visuelles de l’Europe occidentale pré-moderne (1100-1600), éd. C. Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols, 2026, 412 p. ; 

https://www.brepols.net/products/IS-9782503618111-1.  

Les informations disponibles sur ces ouvrages peuvent également être consultées sur la page du carnet hypothèse AGRELITA : https://agrelita.hypotheses.org/publications.

Rencontres Marie de Gournay – Lille, 30 sept et 1er oct 2026

1626-2026 : De Montaigne à Marie de Gournay
Date et lieu : 30 septembre et 1er octobre – Université de Lille
Org. Blandine Perona (Lille) pour l’équipe Philogynie polémique et l’Atelier Montaigne et Raphaële Garrod (Oxford) pour le Montaigne Reading Group. 
 
L’Université de Lille accueille des rencontres consacrées à Marie de Gournay à l’occasion des 400 ans de la parution de L’Ombre de la Damoiselle de Gournay.
 
Le programme figure sur l’affiche jointe à ce message.
 
Pour assister à la conférence-spectacle, l’inscription est indispensable, via ce lien : https://culture.univ-lille.fr/agenda/saison-2026-2027/news/leffet-gournay/

Appel à communication JE juin 2027 Fissure, faille, brèche (XVIe / XXe-XXIe s.) – Vers une autre histoire de la poésie (I)

Lieu : Université de Caen Normandie
Date : 2 juin 2027
Date-limite de l’appel : 30 novembre 2026
Organisée par Jérémie Bichüe (U. de Caen), Martine Créac’h (U. Paris 8) et Anne Gourio (U. Caen)

Vous trouverez ci-joint l’argumentaire de cette journée d’étude.

Les propositions de communications, d’une longueur d’une demi-page, associées à une brève bio-bibliographie, seront à adresser avant le 30 novembre 2026 à :
jeremie.bichue@unicaen.fr
martine.creach@univ-paris8.fr
anne.gourio@unicaen.fr

Parution : Exercices de rhétorique, n°26 / 2026 : Sur Marc-Antoine Muret (dir. Lucie Claire)

 

Le numéro 26| 2026 – Sur Marc-Antoine Muret (dir. Lucie Claire), de la revue en ligne Exercices de rhétorique (UGA Éditions / OpenEdition), est maintenant disponible à l’adresse suivante: https://journals.openedition.org/rhetorique/

Vous en trouverez ci-dessous la table des matières.
—————————————

Exercices de rhétorique

Direction
christine.noille@sorbonne-universite.fr
francis.goyet@gmail.com
cecile.lignereux@univ-grenoble-alpes.fr

26 | 2026
Sur Marc-Antoine Muret

·       DOSSIER. Marc-Antoine Muret (1526-1585) et la rhétorique

Sous la direction de Lucie Claire

o   Lucie Claire

Introduction [Texte intégral] 

o   Jean-Eudes Girot

Muret et les commentaires de la période française 1551‑1554 [Texte intégral] 

o   Fabienne Dumontet

« Lise hardiment mes Commentaires qui voudra » : Marc-Antoine Muret, auteur français (les Commentaires aux Amours de Ronsard, 1553) [Texte intégral] 

o   Adèle Payen de La Garanderie

Un moineau, une poutre et des étoiles dans les yeux. Les positionnements méthodologiques de Muret dans le Catullus (1554-1558) [Texte intégral] 

o   Michel Magnien

Comment Muret « explique »-t-il les Catilinaires ? [Texte intégral] 

o   Eric MacPhail

Marc-Antoine Muret historien de la rhétorique [Texte intégral] 

o   José Carlos Miralles Maldonado

Marc-Antoine Muret orateur politique au Saint-Siège : ses premiers discours d’obédience (orationes ad obedientiam praestandam) [Texte intégral] 

o   Virginie Leroux

Célébrations latines de Charles IX : l’empreinte des discours romains de Marc-Antoine Muret sur les discours funéraires de Jean-Antoine Bellaud (ca 1545-ca 1578) et Jean-Papire Masson (1544‑1611) [Texte intégral] 

o   Lucie Claire

Le discours d’introduction de Marc-Antoine Muret au De la providence de Sénèque [Texte intégral] 

·       ATELIER. Le Discours prononcé lors du retour à Rome de Marco Antonio Colonna de Marc-Antoine Muret (1572)

Édition et présentation par Lucie Claire 

o   Édition et traduction du Discours prononcé lors du retour à Rome de Marco Antonio Colonna de Marc-Antoine Muret et son analyse par Johann Tesmar[Texte intégral] 

o   Analyse par Jean Nicodon du Discours prononcé lors du retour à Rome de Marco Antonio Colonna [Texte intégral] 

o   Analyse par I.F.P. du Discours prononcé lors du retour à Rome de Marco Antonio Colonna [Texte intégral] 

o   Lucie Claire – Trois lectures rhétoriques du Discours prononcé lors du retour à Rome de Marco Antonio Colonna de Marc-Antoine Muret : Jean Nicodon, I.F.P., Johann Tesmar [Texte intégral]